Ce matin, elle aurait préféré rester au lit. Elle était vraiment fatiguée. Elle en avait marre parceque décidément rien n'allait. Et puis elle s'est levé. Parceque bon demain c'est les vacances. Plus que deux jours.
Ce matin, elle aussi elle aurait preféré rester au chaud, dans son lit. Elle avait juste pas envie. Pas envie de tout sauf de lui, je crois. La famille qui va pas, les amis cités plus haut qui vont pas, l'ego qui souffre un peu, toujours. Et puis elle s'est levée. En sachant qu'elle serait en retard. Parceque bon demain les vacances tout ça. Parcequ'elle le verra après, aussi. Surtout, en fait.
Ce matin, il avait pas envie de rester au lit. Il avait pas envie de rester au chaud, toutes ces conneries de flemme tout ça. Mais il aurait du. Parcequ'il était malade, et contagieux, ces conneries de microbes et ces fous de japonais avec leur masques, tout ça.
Et puis, il y'a eu toutes ces joies minuscules dans la journée. Et même après. Les coincidences, l'autodérision salutaire, les petites fiertés, les affirmations, les verités qui éclatent, le sentiment de ne pas être seule, fugace mais tenace. Les rêves, les idées qui naissent, ces gestes qui me rassure et dont ils ne se rendent même pas compte. Le fait que je les ai peut être fait sourire, aussi.
Je ne sais pas si cette journée a été meilleure que l'eventuelle journée au lit qui ce matin pesait plus lourd que tout dans la balance. Mais en tout cas, je ne me suis pas levée pour rien. Eux non plus.
Je voudrais juste leur dire, que ca va aller. Mais ils ne m'écoutent pas.
Pix : Complejo sur Deviant.<== more

